Le DPA-PC

Vivre une expérience hors du commun

par le biais d’une approche novatrice

  

 Le développement du pouvoir d’agir des personnes et des collectivités (DPA – PC) est une approche novatrice qui se base sur l’expérience acquise des personnes pour trouver en eux et avec eux des solutions différentes à partir de leurs habiletés et leurs capacités. Les besoins s’expriment souvent par de l’impuissance! « Je ne suis pas capable de faire cela, j’ai besoin de quelqu’un, d’un service pour le faire pour moi ». Au contraire, le DPA est un outil concret qui favorise la prise et souvent la reprise de son pouvoir sur sa vie.

 « Le Développement du pouvoir d’agir (DPA) est un processus par lequel des personnes adhèrent ensemble ou séparément à une plus grande possibilité d’agir de manière efficiente sur ce qui est important pour elles-mêmes, leurs proches ou la collectivité à laquelle elles s’identifient »[1].

 Ainsi, le DPA, tant pour les personnes que pour les collectivités, se veut une alternative, voir une invitation aux différentes offres du social. Initialement l’expression « le développement du pouvoir d’agir » traduisait le mot « Empowerment ». Ce qui signifie réussir à influencer, modifier et changer les événements et situations auxquelles nous sommes confrontés et qui ont une importance particulière pour nous et/ou pour la collectivité. Cette approche consiste donc à renoncer à prescrire un changement préétabli, à appliquer une recette, pour se centrer exclusivement sur ce qui constitue un obstacle au pouvoir d’agir actuel de la ou des personnes. La personne qui ne perçoit plus la difficulté rencontrée uniquement comme une carence peut aussi agir au niveau d’un groupe ou d’une communauté et de la société. Une approche qui propose ainsi aux personnes et aux collectivités de les accompagner dans l’affranchissement de leurs difficultés et de leurs souffrances. Dans le mot « s’affranchir » il y a l’idée de « franchir l’obstacle »[2].

 Tout le monde est tributaire de son propre coffre à outils développé tout au long de sa vie. Le DPA vise à transformer toute cette panoplie d’expériences en un coffre d’outils encore plus garni, plus riche. Cependant, avec le temps, si ce coffre perd de son « imperméabilité », de sa résistance et qu’à un certain moment la clé est perdue… l’impuissance s’installe.

 Pour l’intervenant / l’animateur, le conseiller en emploi, etc., cette impuissance lui fait perdre l’essence même de son action, de son choix d’aider ou de faire face volontairement ou non aux difficultés quotidiennes de la personne à aider.  L’intervenant ne voit plus les possibilités qui s’offrent à lui!

 Comment alors éviter de porter la souffrance des gens qu’on accompagne? Comment restaurer un statut d’accompagnateur résigné en un statut d’acteur de son propre pouvoir d’agir. Les intervenants qui accompagnent des jeunes et moins jeunes sont souvent, confrontés à la souffrance, au désarroi, à des malaises. Ils vivent alors eux aussi, cette forme d’impuissance. Alors comment mieux les outiller afin qu’ils aient droit au chapitre? Qu’ils apprennent à prendre soin d’eux en découvrant une façon concrète d’apprivoiser cette lourdeur? Les réponses sont dans une multitude de « possibles » pour mieux prendre soin de soi et, par conséquent, des personnes qu’on accompagne.

 [1] Sortir de l’impuissance, Invitation à soutenir le développement du pouvoir d’agir des personnes et des collectivités, Tome 1 : Fondements et cadres conceptuels 2012, p. 232, Y. Le Bossé, Ardis, 2012

 [2] Sortir de l’impuissance, Invitation à soutenir le développement du pour d’agir des personnes et des collectivités, Tome 1 : Fondements et cadres conceptuels 2012, p. 232, Y. Le Bossé, Ardis, 2012